Annuaire Angers - sites sur la ville d'Angers

Angers est une ville française, préfecture du département de Maine-et-Loire dans la région Pays de la Loire. Ancienne capitale de l'Anjou.

Elle est le centre d'une communauté d'agglomération, Angers Loire Métropole, de 283 000 habitants.

Ses habitants sont appelés les Angevins, anciennement les Andégaves.

blason d'angers
La Maine traversant Angers

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Histoire

La plus ancienne trace d'occupation humaine remonte à 400 000 ans av. J.-C. Les vestiges deviennent plus abondants au Néolithique (nombreuses haches en pierre polie).

Le site d'Angers est occupé dès cette époque puisqu’un cairn (sépulture collective sous un tertre de pierre) a été retrouvé sur le site de l'actuel château.

Une superbe épée de l’Âge du Bronze a été découverte dans la Maine.

Au Ve siècle av. J.-C., le peuple celte des Andes s'établit dans le pays, surtout au nord de la Loire, et lui donne son nom. D'après les fouilles effectuées au château, le site d’Angers était un oppidum assez densément occupé à la fin de l'Âge du Fer. Les textes, quant à eux, sont muets sur la capitale des Andes. Le nom de Juliomagus (« le marché de Jules » [César]), sans doute ancien, n’est attesté qu’au IIIe siècle.

Peuplée au début d'artisans, la ville prend ensuite un caractère plus résidentiel. Notre connaissance de la ville gallo-romaine est variable : quelques secteurs ont été fouillés avec attention (place de la République, ENSAM, etc.) et ont permis de découvrir thermes romains et domus péri-urbaine, mais l'habitat non aristocratique (donc susceptible d'être bâti en matériaux périssables) est lui moins caractérisé et connu ; le réseau viaire gallo-romain quant à lui est considéré comme bien connu : le maillage quadrangulaire est bien attesté. À proximité immédiate de l'actuelle rue des arènes s'élevaient autrefois les arènes gallo-romaines de "Growan" ou "Grohan", construites à Angers vers 115 après J-C.

Avec les invasions des années 275-276 et l'état d'insécurité permanent de la campagne environnante, les habitants se replient sur le point le plus élevé du site (fin IIIe siècle - début IVe siècle) et s'entourent de murailles qui ne délimitent qu'une superficie d'environ 9 ha (la Cité). Ce sont encore, malgré les remaniements, les vestiges les plus visibles de la période gallo-romaine. Comme beaucoup de villes, l'agglomération reprend au IVe - Ve siècle le nom du peuple gaulois qui l'habitait : civitas Andecavorum, ou Andecavis, origine de son nom actuel.


Vue panoramique et nocturne du chateau. Le développement du christianisme pose les jalons d'une nouvelle extension. Le premier évêque est mentionné en 372 (un certain Defensor, encore cela ne devait-il être que son titre civil), lors de l'élection de Martin à l'évêché de Tours.

La vie monastique pénètre à Angers vers le milieu du VIe siècle : la première abbaye, Saint-Aubin, est consacrée selon la légende par l'évêque de Paris, saint Germain et est destinée à abriter le tombeau d'Aubin. L'abbaye Saint-Serge, fondation des rois mérovingiens Clovis II et Thierry III, suit au milieu du VIIe siècle.


Le Château d'Angers

À partir des années 850, Angers souffre de sa situation de Marche. Bretons et Normands font si bien régner l'insécurité dans le pays que le comte s'installe en 851 à l'extrémité sud-ouest de la cité pour mieux surveiller le fleuve, à l'emplacement de l'actuel château.
La même année, en 851, Charles le Chauve et Erispoë, chef breton, se rencontrent à Angers pour signer le traité d'Angers qui donne à la Bretagne les pays rennais, nantais et de Retz, fixant ainsi les limites frontalières de la Bretagne historique. Néanmoins, la ville est investie à plusieurs reprises. C'est pourquoi Charles le Chauve crée en 853 une vaste marche frontière formée des territoires de l'Anjou, de la Touraine, du Maine et du pays de Sées et la confie à Robert le Fort (arrière-grand-père de Hugues Capet). Malheureusement, Robert est tué dans un combat contre les pirates à Brissarthe, en 866. L'empereur doit intervenir lui-même en 873 pour déloger les Normands installés à Angers. Ne pouvant tenir eux-mêmes le pays, les derniers Carolingiens, comtes d'Anjou, mais surtout comtes de Paris puis ducs de France, nomment des vicomtes. Vers 929, Foulque le Roux prend le titre comtal et fonde la première dynastie des comtes d'Anjou qui rétablit peu à peu le calme. Le rôle militaire d'Angers s'efface pour trois siècles. L'histoire d'Angers se confond avec l'histoire de l'Anjou.

 

Renaissance
Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine. À ce moment, les catholiques ont repris les choses en main à Angers : le catholique Puygaillard est placé à la tête de la municipalité par les officiers du roi, une milice bourgeoise maintient l’ordre, et l’évêque Bouvery met en place une ligue angevine.

Le comte de Montsoreau y apporte la nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy fin août, et y dirige le massacre des protestants, dont les corps sont jetés dans la Mayenne. Ce sont les échevins qui arrêtent les massacres.

La figure d'Henri Arnauld marque la seconde moitié du XVIIe siècle dans le domaine religieux. D'abord abbé de Saint-Nicolas, ce dernier est évêque d'Angers de 1649 à 1692.


En septembre 1939, Angers accueille, dans ses murs et ses hôtels, le gouvernement polonais qui a quitté la Pologne envahie par les troupes allemandes. Les divers ministères polonais s'installent à Angers ainsi qu'au château de Pignerolles (Sud-Est d'Angers). Le gouvernement polonais en exil officiera jusqu'en juin 1940, date à laquelle la France sera envahie à son tour par les troupes nazies.

En 1942, Angers devient le centre régional de la Gestapo. Résistance et répression vont de pair. 60 personnes sont fusillées sur le champ de tir de Belle Beille.

En 1943, la Kriegsmarin réquisitionne le château de Pignerolles à Saint-Barthélemy-d'Anjou pour y installer son centre de communication. 6000 ouvriers y construisent 11 bunkers et des baraquements pour près de 1000 marins allemands.

Dans la nuit du 28 au 29 août 1944, c'est le premier bombardement des avions alliés sur le quartier Saint-Laud à Angers. Il y a 243 morts. Le bilan final pour la région : 208 fusillés et 608 déportés pour résistance.

En août 1944, Michel Debré est commissaire de la République à Angers.

Le 27 mars 1949, le général de Monsabert remet à la ville la Croix de guerre avec palme.



Géographie

Angers, préfecture du Maine-et-Loire, est l'ancienne capitale de l'Anjou. L'agglomération angevine s'étend sur le site de la vallée de la Loire, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. La ville est située au bord de la Maine, à quelques kilomètres de la Loire (Bouchemaine). Présence d'un lac artificiel appelé Lac de Maine.

Ancien port avec forte activité fluviale. Lieu de passage entre Paris, la Vendée et la Loire Atlantique.

Forte présence d'ordres religieux avec missionnaires envoyés autour du monde.

Se construit une identité moderne avec la construction du nouveau projet de ville adapté à la vie moderne en sortant d'un XIXe siècle plutôt bourgeois et de culture rurale. Difficultés économiques dans le domaine des industries électroniques maîtrisées.

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